25 phrases à connaître pour conduire les négociations commerciales

La négociation fait partie de la plupart des opérations commerciales. C’est par la négociation que vous créez un environnement commercial qui vous permet de réaliser des bénéfices et de développer votre acquisition de clients. La conclusion d’un accord commercial crée des liens mutuellement bénéfiques avec les employés, les fournisseurs, les clients, le grand public, etc.

En raison de l’importance de la prise de décision conjointe dans les entreprises, il est important que les commerciaux suivent une formation en négociation conçue pour aiguiser leurs compétences. Dans le cadre de la formation et de l’environnement commercial, il existe des expressions courantes que les gens d’affaires rencontrent lorsqu’ils discutent d’accords conjoints.

Voici une liste de 25 phrases utiles et des explications sur ce que ces phrases peuvent signifier lors de négociations commerciales.

Faire une proposition

La création d’une offre nécessite des recherches et une préparation. Il est sage de garder à l’esprit des objectifs clairs. Précisez les résultats possibles de votre réunion ainsi que les résultats indésirables. Préparez des offres alternatives au cas où votre offre initiale rencontrerait une certaine résistance.

Les expressions les plus associées à la présentation d’une proposition sont les suivantes

  • Nous proposons que…
  • Notre position est…
  • Votre équipe envisagerait-elle… ?

D’accepter des propositions

Lorsque les commerciaux acceptent les conditions et sont prêts à signer l’accord, ils peuvent commencer à utiliser des phrases positives. Voici quelques-unes des phrases les plus courantes à ce stade :

  • Nous sommes prêts à signer
  • Récapitulons
  • Nous pouvons aller de l’avant et laisser les avocats examiner les petits caractères.

Rejeter les propositions

De par sa nature, certaines offres et propositions peuvent ne pas plaire à toutes les parties concernées. Dans les cours de négociation, les chefs d’entreprise apprennent à utiliser des phrases qui montrent leur insatisfaction sans pour autant fermer la porte à un engagement futur. Un rejet de proposition doit être ferme sans être impoli. Voici quelques phrases de négociation courantes utilisées pour signaler le rejet d’une proposition :

  • J’ai bien peur que nous ne puissions pas nous mettre d’accord sur… ;
  • Non, ces termes sont inacceptables pour nous ;
  • Nous ne sommes pas intéressés.

Faire un compromis

Les négociations commerciales sont souvent caractérisées par des offres et des contre-offres. Parfois, une offre peut sembler acceptable à l’exception de quelques clauses. Pour parvenir à des conditions acceptables, les hommes d’affaires négocient souvent et réclament une valeur, créant ainsi une offre hybride à partir des offres et contre-offres précédentes. Le langage utilisé lors d’un compromis peut inclure :

  • Quelle est votre flexibilité sur… ?
  • Nous pourrions signer si vous…
  • Nous pouvons accepter votre offre à condition que…

Faire une objection

Les transactions impliquent des concessions. Il peut arriver que vous deviez vous opposer à une proposition. Il serait sage d’être poli mais ferme. La plupart des hommes d’affaires peuvent vouloir s’opposer à une clause tout en faisant une contre-offre à ce stade. Voici quelques phrases courantes de négociation commerciale pour faire une objection :

  • Nous comprenons votre position ; cependant…
  • De notre point de vue…
  • Je crains que nous trouvions ces termes défavorables.

Répondre à une suggestion

Lors des offres et contre-offres, des suggestions peuvent être faites pour améliorer l’accord. Si vous avez suivi des cours de négociation, vous avez probablement les compétences nécessaires pour accepter avec grâce des suggestions favorables ou refuser poliment des suggestions défavorables. Voici quelques phrases de négociation commerciale que vous pourriez utiliser en réponse à des suggestions :

  • Comme alternative, nous proposons…
  • Cette suggestion rend la proposition moins attrayante parce que…

Idiomes culturels

Comme dans la plupart des situations, certains idiomes culturels sont associés à la négociation. Les idiomes sont des phrases qui ont tendance à avoir plus de sens que les mots ne le suggèrent. Les idiomes sont généralement influencés par la culture du locuteur.

Voici quelques expressions idiomatiques courantes que vous pouvez rencontrer dans un contexte de négociation commerciale en anglais :

  • Dessiner une limite dans le sable : Cela peut signifier de refuser de faire un compromis au-delà d’un certain point. Par exemple, refuser de baisser les prix au-delà d’un certain chiffre
  • Aller et retour : Se réfère au moment où des personnes ayant des intérêts différents font des offres, des contre-offres, des suggestions, des réconciliations et des compromis alors qu’elles cherchent à parvenir à un accord ;
  • Il y a un fossé entre les deux : Dire ou faire quelque chose qui provoque de l’hostilité ou un désaccord entre les gens
  • Conduire une négociation difficile : signifie que l’on est très peu disposé à faire des compromis lorsqu’on discute d’un accord
  • Conclure un accord : Réconcilier progressivement les intérêts et parvenir à un accord
  • Donner et recevoir : L’acte de faire des compromis mutuels pour faire avancer une discussion vers un accord
  • Tenir bon : Etre ferme sur les conditions que vous avez fixées.

Top 5 des expressions populaires françaises mal comprises

Ce n’est pas un secret de polichinelle, la langue française regorge d’expressions, de proverbes et de maximes plus incompréhensibles les unes que les autres et qui, souvent, sont employées de manière si naturelle que nous en perdons parfois le sens véritable. Entre les expressions utilisées à mauvais escient et celles auxquelles une partie est tronquée, il est très courant de malmener notre chère langue de Molière sans même le vouloir. Bien malins ceux qui pourront trouver les doigts dans le nez les significations et les origines exactes des expressions suivantes. Prêts à nous en mettre plein la vue ?

1. Pierre qui roule n’amasse pas mousse

Ne demandez pas au célèbre groupe de rock anglais, les Rolling Stones, de vous donner la signification et l’origine de ce proverbe français, car il n’existe pas de lien entre eux. Cette expression datant de la Grèce antique et utilisée en France dès le XVIe siècle, corrèle aventures et inconstance. Il suffit de penser à ces promenades en forêt que vous avez sans doute effectuées et lors desquelles vous vous êtes aperçu, sans y prêter une attention particulière, que les pierres statiques, celles qui restent bien accrochées, sont recouvertes de mousse et lichen. Tandis que leurs consœurs, plus petites et mobiles, elles ne revêtent aucune couche verte, car leurs déplacements incessants créés par le vent ou les courants de rivières les empêchent d’amasser toute forme de végétation. De la même manière, une personne sans cesse en mouvement, ou bien changeant d’activité très souvent, n’accumule que peu de biens et de richesses du fait de ses nombreux et fréquents déplacements.

2. Faire contre mauvaise fortune, bon cœur

Ce proverbe latin tient son origine d’une œuvre comique datant du IIe siècle av. J.-C. C’est dire si elle remonte donc à un passé très lointain. Modernisée au fil du temps, elle signifie qu’il faut accepter les conséquences d’une situation peu favorable en tentant de tirer les bienfaits que celle-ci peut apporter. Inutile alors de se lamenter sur son sort, ce proverbe est une véritable invitation au dépassement de soi et à l’acceptation. La mauvaise fortune exprimait auparavant la malchance et par conséquent les difficultés. Le cœur fait quant à lui ici référence à notre raison, car dans certaines situations où la réussite fait malheureusement défaut, il faut savoir être raisonnable et faire des compromis. Donc, ne vous découragez pas, et essayez de placer correctement cette expression lors de votre prochain dîner entre amis !

3. Comme on fait son lit, on se couche

C’est une belle métaphore qui explique ce proverbe né, semblerait-il, au milieu des années 50. En effet, il nous révèle que c’est littéralement de la manière de faire son lit pour la nuit que dépend la qualité du sommeil qui s’en suivra. Autrement dit, comme clameraient nos amis italiens, tu as voulu un vélo, maintenant pédale ! Vous l’aurez certainement compris, cette élocution nous révèle que nous devons assumer les conséquences de nos actions, car elles sont le reflet des moyens que chacun se donne pour réussir son entreprise. C’est une expression qui trouve énormément de traductions, assez fidèles d’ailleurs, dans de nombreuses langues étrangères. En français, on peut également citer celle-ci : qui sème le vent récolte la tempête.

4. Être dans le coaltar

Si l’expression « être dans le coaltar » n’est pas spécialement difficile à comprendre, l’étymologie du mot coaltar est quant à elle plus mystérieuse si l’on ne maîtrise pas la langue de Shakespeare. En effet, on aurait plutôt tendance à l’orthographier à la française avec deux L ou bien un D ou un T final, mais il n’en est rien. Car c’est bien une origine anglaise qui construit ce mot et nous perturbe. Le mot coal est la traduction de charbon et tar de goudron. C’est donc un mélange de substances opaques et de noir qui crée cette sensation d’être pris dans une matière visqueuse, d’avoir des difficultés à se mouvoir, d’être mal réveillé. On retrouve d’ailleurs ce sentiment dans l’expression voisine « être dans le cirage ». C’est à une époque où les odeurs toxiques émanant du coaltar étaient respirées à trop fortes doses par des personnes se sentant de fait hébétées, ahuries, que l’expression est née.

5. Ne jamais dire : fontaine je ne boirai pas de ton eau

Dans la vie, tout peut arriver. C’est ce que signifie cet adage populaire de la langue française. Mais alors, pourquoi une phrase aussi longue pour une idée aussi simple ? La référence remonte au Moyen Âge, époque à laquelle une fable raconte l’histoire d’un ivrogne ayant juré qu’il ne boirait jamais d’eau. Et, comme il ne faut jamais dire jamais, il ne put tenir sa promesse un soir où l’alcool coula plus que de raison. Il tomba malencontreusement dans un bassin et il se noya. Cette histoire quelque peu morbide a donné naissance à cette jolie expression, très imagée, qui confirme que personne ne peut et ne doit jamais jurer de rien.

Top 5 des expressions de beauf

Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois. Ce proverbe n’est pas simple à comprendre et sans doute encore moins à utiliser pertinemment, mais il reflète la richesse et la complexité de notre langue. C’est tout le contraire des expressions de beauf que nous vous listons ci-dessous, et que nous vous recommandons de cesser d’employer urgemment ! Pour le bien de nos oreilles et par respect pour notre chère langue française si fournie en proverbes capilotractés. Nous avons tous un côté ringard, plus ou moins assumé, mais s’il vous plaît, arrêtez de nous faire saigner les tympans avec ces ignominies !

1. Je vais aller mettre la viande dans le torchon

Certes, il arrive à tout le monde d’être fatigué et d’avoir besoin d’exprimer cette envie irrépressible d’aller se coucher, de s’emmitoufler sous sa couette et de s’endormir paisiblement. C’est ce que cette expression, on ne peut plus imagée, nous raconte. Et c’est le film « La vie est un long fleuve tranquille » d’Étienne Chatiliez, sorti en 1988, qui remit au goût du jour cette magnifique phrase. Elle tient son origine de la formule « rouler sa viande dans le torchon » datant du XIXe siècle.

2. Santé, mais pas des pieds !

Même si l’on reconnaît ici une flagrante appétence pour la rime, les apprentis poètes qui utilisent cette expression ont surtout un penchant pour le comique ringard, ça, c’est certain ! Qui ne l’a pas entendu lors d’un apéro et de ce énième toast où, levant son verre, ce pote lourd reprend cette expression de beauf ultime : « Santé, mais pas des pieds hein ?! » ? Il n’y a malheureusement, ou heureusement peut-être, pas d’analyse littéraire ni d’origine faisant référence à une fable d’un siècle passé pour expliquer cette phrase bien lourde. Une simple homonymie entre « sentez » et « santé », et le tour est joué !

3. J’ai les dents du fond qui baignent

Changeons un tout petit peu de registre ici, mais sans trop s’éloigner non plus de l’apéritif, car nous restons dans le domaine festif. En effet, c’est souvent à la fin de repas gargantuesques et bien arrosés, que ce vieil oncle Michel lance, fier comme un coq en pâte qu’il ne puisse plus rien avaler, car il a « les dents du fond qui baignent ». Expression plus que visuelle et ne laissant que peu de place au doute quant à sa signification. On ne manquera pas de remercier les prouesses des cuisiniers qui auront permis à Tonton Michel de remplir sa panse de ce repas et aux autres invités d’être renseignés sur son état de satiété.

4. On va reprendre la petite sœur

Pour varier, on revient sur le thème de l’apéro, encore et toujours. C’est un terrain assez inépuisable quand on essaie de faire un classement des expressions de beauf. Il en existe un florilège sur ce sujet. La petite sœur fait ici référence à une bouteille d’alcool, généralement de vin, qu’il soit rouge, blanc ou rosé, que l’on viendrait de finir ou qui serait sur le point d’être terminée par les convives. Un de ceux-ci s’adresse alors au serveur pour demander qu’il apporte une deuxième bouteille à la tablée. Et ainsi de suite, la petite sœur pouvant en cacher une autre puis plusieurs, il y a peu de limites, car après tout, c’est une histoire de famille l’apéro ! Attention, on ne le répétera jamais assez, l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération donc.

5. Je vais au coiffeur

Pour terminer ce classement sur une note bien agaçante, voire horripilante, rien de mieux qu’une bonne faute de français. C’est exaspérant, oui, même irritant d’entendre cette phrase prononcée de manière si naturelle par certaines personnes. Non, une bonne fois pour toutes, non ! Veuillez s’il vous plaît noter que l’on va chez le coiffeur ou encore chez le médecin. Cette erreur, malheureusement de plus en plus commune, est sans doute due à la difficulté d’emploi des prépositions de notre chère langue de Molière. Il s’agit en effet d’une des fautes les plus courantes, car les mots « à » et « chez » servent tous deux à présenter un lieu.

Allez, courage, on prend son Bescherelle, un verre de rosé, une bande d’amis et on se prépare à passer un été plein d’apéros et d’expressions de beauf que notre côté ringard ne demande qu’à laisser sortir. Promis, dès le retour de la grisaille, on arrête !

Qu’est-ce qu’une contrepèterie ? Exemples…

La langue française est, paraît-il, une des plus belles au monde, que beaucoup d’étrangers portés sur l’étude des langues nous envient. Mais en y regardant d’un peu plus près, c’est aussi une des plus compliquées. En effet, il n’est souvent pas simple d’apprendre le français de par ses difficultés en matière de grammaire et de conjugaison. Mais il y a bien d’autres choses qui peuvent facilement piéger les candidats à l’étude de la langue française, comme l’homophonie, l’homographie, et la paronymie. Ajoutez à ces difficultés l’apport du vieux français, de certaines distinctions orales entre diverses régions du nord et du sud, l’emploi de l’argot et les contrepèteries, et vous serez vite perdu dans ce labyrinthe linguistique. Mais au fait, c’est quoi une contrepèterie ?

Définition de la contrepèterie

Pas si simple que ça à démasquer dans une phrase ou une suite de mot, la contrepèterie existe bel et bien, surtout dans l’univers littéraire, même si on aurait tendance à ne plus trop l’utiliser depuis quelques décennies déjà. Si généralement on a déjà entendu parler de contrepèterie, en revanche peu de personnes en connaissent la définition exacte. D’après le dictionnaire, il s’agirait d’une interversion de lettres dans deux mots qui se suivent, donnant un sens burlesque voir obscène à cette suite de mots.

Plus clairement, le contrepet est donc un jeu de mots assez subtil qui consiste à décaler certaines syllabes d’une phrase ou d’une suite de mots pour en obtenir une nouvelle qui soit plus indécente, mais toujours masqué par l’innocence de la phrase initiale. Voici un exemple concret de contrepèterie sorti tout droit de l’esprit du grand écrivain Rabelais : en effet, sous sa plume « Femme folle à la messe » devient « Femme molle à la fesse ». C’est une vraie contrepèterie, et présentée ainsi, tout le monde devrait maintenant mieux en saisir le sens et la définition.

Les faiseurs de contrepets

Pour certains spécialistes de la langue française, comme le renommé Joël Martin, la contrepèterie serait « L’art de décaler les sons que débite notre bouche ». Définition exacte et joliment écrite, qu’il s’est lui-même amusé à détourner en contrepèterie. Ainsi la phrase devient « L’art de dessaler les cons que débouchent notre bite ». En contournant la première phrase et en inversant les syllabes, il obtient donc un vrai contrepet indécent et quelque peu obscène. Il faut dire que Joël Martin est un spécialiste en matière de contrepèterie, et qu’il a publié plusieurs ouvrages à ce large sujet, qui reste encore une énigme linguistique pour beaucoup d’entre nous.

Il n’est pas le seul à pratiquer l’Art du contrepet, ainsi, d’autres confrères ou écrivains comme Frémion, Barjavel, Boris Vian, San Antonio ou même Hergé l’ont à un moment donné utilisé dans une de leurs œuvres.

L’Art de la contrepèterie

Ludique et subtil, car il possède de l’humour décalé et souvent légèrement caché, l’Art de la contrepèterie réside dans le fait de jouer avec notre intelligence et notre imagination. En effet, il faut avoir un esprit fort ouvert sur les mots et leurs significations pour déceler le contrepet avec succès et rapidité.

Encore plus redoutable, l’Art du contrepet est bien plus efficace quand il nécessite la participation de trois personnes. Ainsi, une de ces trois personnes formule la contrepèterie, la seconde en comprend le sens, et la troisième n’y comprend strictement rien. Alors, le plaisir ressenti par les deux premiers n’en sera que plus fort face à la non-compréhension du troisième. C’est une situation cocasse qui a déjà été utilisée dans certains livres, chansons ou films.

Les plus célèbres contrepèteries

Considérée par certains comme une finesse d’esprit dotée d’humour au travers du langage, la contrepèterie a un lourd passé. Exploitée depuis toujours par les plus grands écrivains et auteurs, elle a vécu ses heures de gloire et est aujourd’hui malheureusement en voie de disparition. Néanmoins, certaines phrases restent célèbres et incontournables. En voici d’ailleurs cinq des plus subtiles et incontournables :

« J’ai fait le bossu cocu – J’ai fait le beau cul cossu » de Victor Hugo

Comme quoi, même les plus grands écrivains dits classiques savaient jouer avec les mots et utiliser l’humour pour détourner les esprits.

« C’est pas du port-salut, c’est du pur-salaud ! » de Frédéric Dard

C’est une évidence que le créateur du burlesque personnage San Antonio soit passé par quelques contrepèteries de bon goût.

« Pour nous, l’acclaire est faire, n’est-ce pas Dupont ? » de Hergé

Quand le plus célèbre dessinateur de bande dessinée s’amusait lui aussi avec la contrepèterie dans « Les bijoux de la Castafiore ».

« Il court, il court le furet – Il fourre, il fourre le curé. »

Libre adaptation en contrepèterie d’une célèbre comptine.

« Qui veut la peau de Roger Rabbit ? – Qui veut la bite de Roger Rapeau ? »

Célèbre contrepèterie tirée du titre de l’œuvre cinématographique.

Top 15 des mots et expressions bizarres de la langue française

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la langue française n’est pas avare de bizarreries. C’est simple, il n’y a que deux catégories : celles auxquelles on est tellement habitués qu’on ne les voit plus et celles sur lesquelles on butera toujours ! Mais quelques qu’elles soient, il est toujours bon de les connaître. Voici donc notre top 15 des bizarreries de la langue française.

Quelques bizarreries étonnantes de la langue française

1/ Presque, quelque

Une règle simple : on enlève jamais le « e » à la fin, même si le prochain mot commence par une voyelle. Enfin, oui, mais non… Avez-vous déjà remarqué que presqu’île et quelqu’un(e)(s) ne suivent pas la règle ?

2/ Oculaire

Vous ne l’aviez peut-être jamais remarqué, mais l’orthographe de « oculaire » fait exception à une règle : tous les mots de la langue française commençant par « oc » prennent deux « c », sauf oculaire et ses dérivés.

3/ Remercier quelqu’un

Avez-vous déjà pensé au fait que cette expression dit tout simplement le contraire de ce qu’elle sous-entend ? Il est peu probable que votre patron vous dise merci s’il vous renvoie…

4/ Échappatoire, anagramme

Ces deux mots rentrent parfaitement dans la catégorie de ceux sur lesquels on butera toujours. Peut-être vous êtes-vous trompé tout ce temps en disant « un » anagramme ? Eh bien sachez que ces deux mots sont féminins.

5/ Chips, Wi-Fi, après-midi

Si un jour vous vous retrouvez à avoir si peu faim que vous ne demandiez qu’une seule chips, ce que l’on ne souhaite à personne, sachez que le mot est à la fois masculin et féminin. Vous pouvez alors la manger pendant une belle ou un bel après-midi c’est comme vous voulez, en utilisant le ou la Wi-Fi.

6/ Courir sur le haricot

Pourquoi ? Comment ? On ne sait pas. Mais final, on veut dire que quelqu’un nous agace beaucoup. L’inventeur devait sûrement être énervé au point d’en perdre ses mots pour inventer une expression pareil ! À notre avis quelqu’un lui courait sur le haricot…

7/ Pendule, moule, mi-temps

Vous vous demandez ce que ces trois mots ont en commun de bizarre ? Ne vous inquiétez pas, on vous aide à remettre les pendules à l’heure… Enfin, sauf si c’est UN pendule. Là, ce serait compliqué puisque ces trois mots changent de sens selon qu’on les utilise au féminin ou au masculin.

8/ Où

Peut-être vous demandez-vous ce que « où » peut avoir de bizarre ? Eh bien, c’est le seul mot de la langue française avec un « ù ». Il ne change absolument pas la prononciation, il est juste là. Sauf qu’on y est tellement habitué qu’on ne le remarque même plus.

9/ Aux quatre coins de la Terre

Inutile de vous préciser que la Terre est ronde et que c’est techniquement impossible de chercher aux quatre coins de la Terre. Pourtant, c’est bien là qu’on cherche quand on veut vraiment trouver quelque chose.

10/ Amour, délice, orgue

On vit un amour de jeunesse, un plat est un délice et un orgue est beau. Pour autant ces mots sont-ils complètement masculins ? En fait, non, car au pluriel, ils peuvent être féminins ! On dira « des amours mortes », par exemple.

11/ Fiançailles, ébats, ténèbres

Si vous rompez vos fiançailles, vous pouvez être plongé dans les ténèbres. Mais en tout cas vous ne serez jamais plongé dans « la ténèbre », c’est déjà ça. Ces mots ne s’utilisent qu’au pluriel et n’ont pas de singulier, ce qui peut sembler logique pour les fiançailles et les ébats qui se font a priori au moins à deux…

12/ Au jour d’aujourd’hui

Vous le savez sûrement déjà, mais l’expression « au jour d’aujourd’hui » ne doit pas s’utiliser, car c’est un pléonasme. Mais savez-vous que « aujourd’hui » est déjà initialement un pléonasme ? « Hui » vient du latin et signifie jour. Donc, « aujourd’hui » est littéralement le jour de ce jour.

13/ Distraire, frire

Pouvez-vous conjuguer « distraire » au passé simple ? Non ? C’est normal. Saviez-vous que certains verbes de la langue française ne peuvent pas se conjuguer à tous les temps ? C’est le cas de « distraire » et « frire » qui ne se conjuguent pas au passé simple, par exemple.

14/ Avoir des avis partagés

Pour finir avec une autre expression qui dit son contraire : quand on dit que les avis sont partagés, on veut dire que les personnes dans la discussion ne partagent pas du tout le même avis.

Tellement de bizarreries…

Entre les expressions bizarres, les exceptions et les mots dont on ne sait plus s’ils sont féminins, pluriels ou masculins, difficile de s’y retrouver. On comprend mieux la volonté de certains de réformer l’orthographe. Enfin, sur ce sujet les avis sont partagés, mais on trouvera difficilement d’autres échappatoires… Attendez, est-ce qu’on dit « un » ou « une » échappatoire déjà ?